Delicada intromision en los entresijos de la memoria
martes, febrero 02, 2010
lunes, enero 25, 2010
de TOMAS SEGOVIA, para tallar el frio y habitar un arbol

EL BLOG DE TOMÁS
SENTADO CON FRÍO
Me podría quedar aquí sentado
En este duro banco
Hasta que se le acabe todo el frío al cielo
Hasta que palidezca arrepentido
Hasta que no me quepa en el puño cerrado
La más pequeña obstinación de estar
Podría estarme aquí sin decir nada
Sin darle al frío el gusto
De protestar por su violencia muda
Estarme aquí reconcentrado
Hundido en mí bajo mi fatuo abrigo
Y sin mover una pestaña
En la llovizna el viento la grisura
Apretado y atento
Con los ojos abiertos o cerrados
A algo que adentro canta sin sonido
El duro regocijo de decirme
Que resistir es una fiesta.
20 ene 10

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lunes, enero 11, 2010
Eric Romhar ha muerto
Avec Eric Rohmer, c'est une légende du cinéma français qui s'éteint. Comme toute légende, elle a sa part de lieu commun et sa part de vérité singulière. Vue d'un peu loin, ou prise en mauvaise part, l'œuvre d'Eric Rohmer fait ainsi le lit de deux jugements lapidaires. Le premier est que ce cinéaste serait le représentant d'une forme canonique du cinéma français, cantonnée à la parole, l'intimisme et le marivaudage. La seconde est que cet homme qui participa en première ligne à l'insurrection artistique mise en œuvre par la Nouvelle Vague serait par nature un classique contrarié. Vu d'un peu plus près, le cinéma de Rohmer ne dément pas ces jugements de manière catégorique, mais oblige à grandement les relativiser.
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Certes, Rohmer met en œuvre une conception très française de l'art, et du cinéma en particulier. Encore faudrait-il souligner la grandeur de cette tradition, sa subtilité spirituelle, son goût de l'impertinence et de la liberté. Dire plus encore l'intelligence avec laquelle le réalisateur a su la réinventer au cinéma, selon des paramètres qui engagent non seulement la parole, mais aussi bien, indissolublement associées à elle pour en faire jaillir l'esprit, une conception de l'espace et du temps, une incarnation des personnages, un frémissement de la chair, une sensibilité à la nature. "Je ne dis pas, je montre", revendiquait-il.
Quant au classicisme "rohmérien", il est trop entaché d'un refus des conventions, d'une inclination à la fantaisie et d'un goût de l'ambiguïté morale pour revendiquer pleinement ce statut.
Né Jean-Marie Maurice Schérer le 4 avril 1920, à Tulle, ce Corrézien devenu professeur de lettres se destine à une carrière littéraire, comme l'atteste la publication d'un premier roman en 1946, Elisabeth, sous le pseudonyme de Gilbert Cordier. C'est sous un autre pseudonyme et sous d'autres auspices artistiques qu'il fera carrière. Au ciné-club parisien du Quartier latin, qu'il anime dans les années 1950, il fait la rencontre de ses futurs compagnons de la Nouvelle Vague.
En 1957, le voici promu rédacteur en chef des Cahiers du cinéma. A côté des jeunes bourgeois dévergondés et autres graines de délinquants que sont Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Claude Chabrol, Rohmer incarne la légitimité universitaire, le magistère de la haute culture. Sa pensée se distingue par le sens de la mesure, le goût de l'analyse. Il ne dédaigne pas pour autant, par haine du conformisme, certaines provocations qui le font passer pour plus réactionnaire que ses camarades.
Ses auteurs de prédilection sont notamment Howard Hawks, Jean Renoir ou Roberto Rossellini, sur l'œuvre desquels il signe d'une plume précieuse des articles pénétrants, recueillis pour certains d'entre eux dans un livre qui porte le titre d'un de ses textes: Le Goût de la beauté (éd. Cahiers du cinéma, 1994).
Ce prologue critique à sa carrière cinématographique préfigure la singularité de celle-ci. Rohmer, homme secret en retrait apparent du monde, obéit de toute évidence à un autre tempérament, une autre temporalité, que ses tempétueux compagnons. Il pense ainsi que la "conservation du passé garantit la possibilité de l'art moderne".
Son éviction des Cahiers du cinéma en 1963, sous les coups de boutoir d'un courant plus moderniste mené par Jacques Rivette, qui lui succédera à ce poste, marque cette différence, en même temps qu'elle signale l'implosion du petit groupe qui avait pris d'assaut la forteresse corporative et esthétique du cinéma français, chacun devant désormais mener seul sa barque. Eric Rohmer est celui qui est parti le plus tôt, réalisant dès 1950 ses premiers courts métrages. Son premier long, Le Signe du lion (1959), est un cruel apologue, qui met en scène un héros soudain déshérité dans le Paris estival. Le film ne trouve pas de distributeur et ne sort que trois ans plus tard, dans une relative indifférence.
Le Signe du Lion
POLITIQUE DES AUTEURS
Ainsi Rohmer est-il aussi celui qui se voit reconnaître le plus tardivement, avec le succès de Ma nuit chez Maud en 1969. Cette reconnaissance entérine la logique d'une œuvre dont la régularité et la viabilité ne seront partagées que par très peu d'auteurs de cette génération, Alain Resnais s'imposant sans doute comme le meilleur point de comparaison, selon des modalités sensiblement différentes.
Loin des montagnes russes chabroliennes ou de la révolution permanente godardienne, Rohmer est une incarnation exemplaire de cette politique des auteurs promue par la Nouvelle Vague, dont il se pourrait bien que notre époque porte aujourd'hui le deuil, en même temps qu'elle accompagne le cinéaste à sa tombe.
L'un des principes formels qui ont permis cette joie et cette curiosité incessamment renouvelées des retrouvailles avec ses films est celui de la série, empruntée à ce monde littéraire dont il était féru. Il s'agit encore d'inscrire fortement une démarche d'auteur, par les variations que la série autorise autour d'un même thème, et qui permet au spectateur de déceler la pérennité dans le changement, et vice versa.
La bande-annonce de "Pauline à la plage"
lunes, noviembre 30, 2009
Queremos Galego
defender a lingua e defender a palabra de todos: Sempre nos queda a palabra, é o que todos temos para apropiarnos da nosa dignidade. Todos os pobos, todas as linguas.
domingo, noviembre 29, 2009
viernes, noviembre 27, 2009
Gordos, de Daniel Sanchez Arevalo
lunes, noviembre 23, 2009
y si aún no lo conoceis, una suerte descubrirlo
| Noticias |
Cuba reeditará obras completas de José Lezama Lima Las obras completas del escritor cubano José Lezama Lima estarán en febrero próximo a disposición del público lector como homenaje, en el centenario de su nacimiento, al autor de la polémica novela Paradiso, según se anunció el pasado 9 de noviembre. El Instituto Cubano del Libro (ICL) informó que la casa editora Letras Cubanas aspira a presentar los volúmenes correspondientes a su Poesía completa,que contiene un estudio introductorio de César López, durante la XIX Feria Internacional del Libro de La Habana. Después saldrán sucesivamente sus otros libros de ensayo, entre los que se cuentan Analecta del reloj(1953), La expresión americana (1957) y La cantidad hechizada (1970), así como la novelaOppiano Licario. Rogelio Riverón, director de la editorial, anunció que también aparecerán los artículos que dedicó a prominentes figuras de las artes plásticas como Arístides Fernández y Víctor Manuel García. También se considera reeditar la Antología de la poesía cubana que Lezama Lima concibió en tres tomos en el primer lustro de los 60, con el añadido de obras de autores del pasado siglo. El programa completo de homenaje al poeta cubano comprenderá exposiciones de artes plásticas, ciclos de conciertos, publicaciones digitales, proyecciones fílmicas y un coloquio internacional. Lezama Lima (1910-1976) recibirá el próximo año un homenaje de la Organización de las Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (Unesco). Desde hace años, Cuba puso en marcha una política gubernamental encaminada a reivindicar a grandes figuras de la cultura nacional, condenadas al ostracismo en las décadas iniciales de la Revolución. Lezama Lima, considerado uno de los escritores más influyentes de todo el siglo XX cubano, fundó la revista Orígenes y el mítico grupo literario del mismo nombre. La crítica considera a la novela Paradiso su obra cumbre que, al ser publicada por primera vez en 1966, fue acusada por algunos como “obra morbosa, hermética, indescifrable y hasta pornográfica”. Con un estilo barroco, la polémica obra, con abiertas descripciones de la homosexualidad, fue publicada en 1970 por la editorial mexicana Era en una edición revisada por el autor y al cuidado del escritor argentino Julio Cortázar y el mexicano Carlos Monsiváis. Participante, en septiembre de 1930, en los movimientos estudiantiles contra la dictadura de Gerardo Machado, el escritor sufrió la censura y marginación contra intelectuales y artistas acusados de homosexualidad o “debilidades ideológicas”, durante el llamado “quinquenio gris” (1971-76). Fuente: El Informador |
Cuerpo desnudo en la barca. Pez duerme junto al desnudo que huido del cuerpo vierte un nuevo punto plateado. Entre el boscaje y el punto estática barca exhala. Tiembla en mi cuello la brisa y el ave se evaporaba. El imán entre las hojas teje una doble corona. Sólo una rama caída ilesa la barca escoge el árbol que rememora sueño de sierpe a la sombra. |









